Y’a de ces moments, comme ça, dans la vie, où force est de constater que l’on revient à la formule chromosomique de base. J’ai le XY dans le tapis. Mes couilles me parlent.
L’homme rose en moi est à l’agonie. Je suis en train de l’achever à coups de « wrench ».
J’ai préparé mon coffre à outils, rechargé ma « drill », j’ai presque aiguisé mes tournevis. J’ai mis mon « tape » à mesurer à ma ceinture. Je suis allé me regarder dans le miroir de ma salle de bain ; ouais, je fais virile.
Je n’ai pas encore fait ma barbe. Je trouve que ça « fit » avec ma mâlitude du moment.
Je me découvre de nouvelles attirances. Décolletés plongeants, tatous dans le bas du dos et mèches blondes… Bah, c’est bien beau, mais des racks de métal jaunes et turquoises, ça soudainement beaucoup de charme.
Sexe opposé, soyez donc prévenues. Vous aurez beau mettre vos dessous les plus fins, vos crèmes les plus douces, votre jupe la plus courte, pour les semaines à venir, l’odeur de bois possède de bien puissantes phéromones. Qui aurait dit que l’expression « flat comme une planche de plywood » aurait soudainement une attirance irrésistible ?
Chères célibataires, pour le mois à venir, je troque vos yeux pour un niveau, vos jambes pour une couple de 2 par 4, vos cris pour ceux d’une scie sauteuse. Je rénove.
Et ce, en dépit du fait que je n’y connais strictement rien. Niet. Nada.
Rénover pour la première fois, c’est un peu comme sa première baise. Excitant, et crissement angoissant.
Mario, Jacques, Pierre ou Roger. Toi qui portes un tablier dans la cour à bois d’une grande bannière de rénovation, sache une chose, je vais te mentir. Tout comme à cette fille, à qui j’ai tu ma virginité. (Anyway, ça même pas paru, j’pense…) Ma fierté de mâle est bien trop orgueilleuse pour qu’un spécialiste du 4 par 8 de la rangée douze me dise quoi faire ! On est mâle ou on ne l’est pas.
J’ai pris mes mesures (j’ai une montée de testostérone, juste à replacer dignement mon tape à mesurer à ma ceinture), j’ai fait mon plan. Délicate opération.
Faire un plan, c’est un peu comme plier du linge de fille, t’es jamais sûr si tu l’as fait correct.
Pis si j’ai autant de talent à faire un plan qu’à plier le linge de mon EX, soyons honnête, ça sent le coït interrompu.
Une rénovation faite toute croche, ce n’est pas comme un couple qui va mal et qui, dans le pire des cas, se sépare. Non. Si tu « moffes » ta rénovation, t’es pris avec. C’est pire.
OK. Je suis carencé en aptitudes. Mais j’ai encore plus de volonté qu’un jeune puceau de 16 ans, qui fait face, pour la première fois, au complexe appareil reproducteur féminin. J’ai en moi l’instinct du chasseur homosapiens et les réflexes du mâle alpha, aussi tranchants qu’une lame d’exacto flambant neuve et aussi percutants que le son d’un gun à clous sur un toit de bardeaux.
J’ai le XY dans le tapis. Mes couilles me parlent. La cour à bois m’attend.
À suivre…
jeudi 14 janvier 2010
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J'ai hâte de lire la suite !
RépondreSupprimerTu es juste trop intense mon ti Guy. Lâche pas construit nous un château.
RépondreSupprimerHâte de lire la suite!!!
Vraiment génial ta chronique, j'ai bien ri, hâte de lire la prochaine !!!
RépondreSupprimerOufffff! As-tu besoin d'aide? Comme tu dis, t'es pris avec après. Ton père est bien inquiet.
RépondreSupprimerAyoye c'est capotant ! ne nous laisse pas sur notre faim, on a hâte de lire la suite... et surtout de savoir c quoi tu rénoves lol
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